Introduction

Bon, si vous êtes ici, soit c'est par hasard, soit parce que vous avez lu le premier Tome de cette fiction.
Je sais pas exactement ce qu'il s'y passera, en fait pour être honnête je n'en suis qu'au deuxième chapitre (je crois U_U)
Bon voilà donc bonjour à toutes, merci à celles qui m'ont suivit dans "Fabi's story and Lucile's dream" (je pense que je vais changer le titre d'ailleurs XD) et merci à celles qui compte me suivre dans ce deuxième opus :p:p
enjoy ^^
esiol

© 2009
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# Posté le jeudi 23 octobre 2008 12:39

Modifié le dimanche 26 avril 2009 09:56

Chapitre 1:

Chapitre 1:
LUTTONS CONTRE LES FAUTES (mouahahaha on s'refait pas, NON je n'abandonnerais JAMAIS)

04 / 07 / 2009
Le jeune et célèbre batteur connu sous le nom de Fabian Halbig préparait méticuleusement son sac de voyage, un sourire aux lèvres. Dans deux jour, lui et ses acolytes, Johannes Halbig (son grand frère) et Maximilian Schlichter, partiraient pour deux mois de tournée française afin de répandre la bonne parole de leur musique. Cela faisait six mois que Lucile, sa petite amie, y avait été rapatriée de force par ses parents et ils ne l'avait pas revue une seule fois depuis. Ils continuaient à correspondre par téléphone, par mail, par lettres, et par tous les moyens possibles, mais le jeune homme supportait de moins en moins cette séparation forcée.
Par miracle, après un bon mois de suppliques acharnées, les parents de la jeune française avaient fini par accepter qu'elle l'accompagne, au moins lorsqu'il serait sur le territoire français. Depuis qu'elle lui avait appris la nouvelle, Fabi trépignait d'impatience et en était presque à compter les secondes. Ses deux aînés s'étaient arrangés pour que le groupe passe le plus de temps possible en France, histoire de prolonger au maximum leur retrouvailles, multipliant les dates et tout le bataclan pour le plus grand plaisir des fans.
L'adolescent boucla sa valise et regarda par la fenêtre sans cesser de sourire.Dans deux jours il serait à Paris. Plus que deux jours et il pourrait enfin la serrer contre lui. Il ferma les yeux, son visage prenant alors une expression béate. Après ses six mois interminablement longs, il allait enfin la retrouver. Il rouvrit les yeux et son regard se posa sur l'écharpe qu'elle lui avait laissé avant de partir. Il la passa autour de son cou et inspira à pleins poumons pour essayer d'attraper le peu de son odeur qui y était encore imprégnée.

- Fab, mes parents ont appelé... ils veulent que je rentre en France.
Fabian se redressa brusquement. Elle avait insisté pour lui parler en tête-à-tête et ils étaient donc allés s'allonger l'un contre l'autre, dans le lit du batteur. Ce dernier fronça les sourcils, pas tout à faire sûr de ce qu'il avait entendu.
- T'es... pas sérieuse...
Elle souffla un "si" à peine audible.
- Je pars à la fin du mois, ils ont acheté mon billet de train et ils ont dit que si j'obéissais pas... ils viendraient me chercher.
- Mais... mais pourquoi ? S'insurgea Fabi, totalement perdu.
Lucile haussa les épaules.
- J'en sais trop rien, soi-disant qu'ils pensent que c'était une mauvaise idée de m'envoyer ici, que je suis trop jeune pour avoir un copain, que ça perturbe mon travail, des conneries dans le genre.
Fabi baissa les yeux.
- Alors c'est à cause de moi que tu pars ?
- Je ne sais pas vraiment, je crois qu'ils ne comprennent pas que je peux être studieuse et amoureuse.
- Et si tu les appelle pour dire qu'on est plus ensemble depuis un moment ?
- Déjà essayé.
Il soupira.
- Alors ça veut dire qu'on a plus que 10 jours à passer ensemble, désespéra-t-il.
Elle lui caressa la joue.
- Fab' c'est pas une rupture, moi j'veux pas qu'on se sépare sous prétexte que j'habite plus à deux pâtés de maison de chez toi, on trouvera bien un moyen.
- Mais qui sait quand on se reverra, geignit-il.
Elle l'attira contre elle.
- Raison de plus pour profiter du temps qu'il nous reste.

Le batteur s'allongea sur son lit et se saisit religieusement du cadre posé sur sa table de nuit. Il contenait une photo de Lucile, emmitouflée dans un gros manteau noir , qui d'ailleurs appartenait à Fabian, son écharpe noire enroulée autour du cou. Ses joues et le bout de son nez étaient rougis par le froid. Son sourire était radieux. Cette photo avait été prise une semaine après qu'ils se soient remis ensemble. Il ouvrit le cadre et en sortit une deuxième photo, datant du même jour. Elle était dans ses bras et riait aux éclats alors qu'il lui embrassait la joue tout en fixant l'objectif. Il adorait cette photo. C'était celle qui, le plus, l'empêcher de croire que son idylle avec la jeune fille n'était pas un rêve. Il portait son écharpe et elle portait sa veste. Elle s'était blottie contre lui pour avoir plus chaud. Leurs doigts étaient noués et le bras gauche de Fabi était passé autour des épaules de Lucile, passant sous son menton, comme s'il voulait la garder jalousement pour lui tout seul. D'ailleurs c'était le cas. Mais sa main libre à elle était enfouie dans les cheveux du batteur et il savait pertinemment que des deux, c'était elle la plus jalouse, cependant il ne s'en était jamais plaint, car il adorait ça.
Il soupira.


Quand le train démarra, Lucile sentit son c½ur se déchirer alors que tous disparaissaient, Marion, Mäx, Jo, Schlagi, Alex, Christophe... tous sauf Fabi. Il s'était mis à courir pour rester à sa hauteur.

- Je t'aime ! Lui hurlait-il en bousculant les gens autour de lui sans s'en préoccuper.
Les larmes du batteur coulaient librement sur ses joues quand il vit le bout du quai arriver. Lucile en fut profondément touchée. Elle colla ses mains à la vitre et lui envoya des tas de baisers imaginaires quand il fut forcé de s'arrêter tout en continuant à lui hurler ses "je t'aime" avec plus de ferveur. La jeune fille obligea ses lèvres à former un sourire pour que la dernière image qu'il ait d'elle ne soit pas celle d'une pauvre fille larmoyante. Mais lui ne parvint pas à le lui rendre. Pour la seconde fois il l'avait perdue, et cette fois, il n'avait aucune garantie de la retrouver un jour.
Lucile pleura, longtemps, beaucoup. Quand elle arriva "chez elle", à Rennes, l'accueil qu'elle réserva à ses parents fut des plus glacial. Ils ne comprirent pas et la disputèrent pendant un bon moment avant de l'autoriser à se terrer sous ses couvertures.

Lucile claqua la porte de sa chambre. Elle n'en pouvait plus.
- Deux jours, se répéta-t-elle pour la énième fois. Plus que deux jours.
Elle ne supportait plus d'être ici, l'autorité dont ses parents faisaient preuve la rendait dingue. Interdiction de sortir le soir, même pendant les vacances, obligation de se coucher à 21 heures maximum en semaine, 21h30 le week-end et 22 heures en vacances. Ils surveillaient jusqu'à ses appels téléphoniques, elle ne pouvait pas passer plus de vingt minutes par jour avec Fabian au téléphone. Le seul moyen qu'elle avait trouvé de s'évader était un boulot à mi-temps chez un disquaire pour dépenser le plus gros de sa paye en carte qui lui permettaient de dépasser largement les vingt minutes autorisées avec son petit ami.
Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand justement, son téléphone vibra.
- Allô ?
- Tu sais que t'as une voix super sexy quand tu dis ça ?

Elle sourit. Exactement celui qu'elle avait besoin d'entendre.
- Merci mon c½ur.
- Ça va toi ?
- Pas vraiment, mais on fait aller, mon train part demain, je serais bientôt liiiiiiiiibre !
- Et avec moiiiiii !
- Ah oui tiens, c'est vrai !
Le taquina-t-elle alors que son c½ur battait plus vite à cette perspective. Au fait comment ça se passe alors ?
- T'arrives demain soir à l'hôtel, tu dors là-bas et on te rejoins après-demain.
- Et qui paye l'hôtel ?
- Ton petit ami plein aux as, c'est à dire moi. Tu seras logée, nourrie et blanchie !
- Mmm j'ai hâte d'y être !
- À qui le dis-tu !
Soupira le batteur. Tu m'mannnnnnnnnnnnques ! Se plaignit-il ensuite.
- Plus que deux jours, C½ur.
Dans sa bouche, ce petit surnom sonnait incroyablement craquant, pensa-t-il. Il l'entendit soupirer.
- Qu'est-ce qu'il y a ? S'enquit-il.
- Dans moins de cinq secondes ma mère va débarquer dans ma chambre en hurlant qu'il est 22 heures passées et que ça fait plus de vingt minutes qu'on est au téléphone.
- Attends, il est dix !
S'insurgea Fabi avec colère. Et ça fait exactement 22 minutes que j'ai appelé !
- LUCILE ! T'as vu l'heure qu'il est ?!

Lucile sursauta à l'entrée fracassante de sa chère mère dans la chambre.
- Raccroches-moi ce téléphone immédiatement sinon j'te préviens, tu restes ici pendant les vacances !
Le c½ur de l'allemand rata un battement.
- Pitié, tout mais pas ça ! Implora-t-il. Si elle te laisses pas partir moi j'répond plus de rie, j't'emmènes de force !
- T'en fais fais pas, demain je s'rais à Paris, je t'aime,
chuchota-t-elle.
- Moi aussi je t'aime, ma Lulu.
Elle raccrocha à contrec½ur et se retint de fusiller sa mère du regard. Ses parents n'étaient pas aussi strictes avant qu'elle ne parte, mais elle l'avait cherché, depuis son retour, elle avait tout fait pour qu'ils la déteste. Elle se mis en pijama, se lava et se coucha mais ne parvint pas à s'endormir avant au moins minuit.

~~¤~~¤~~

Lucile trépignait d'impatience. Il lui restait encore trois heures avant d'arriver à Paris. Elle ne le verrait que le lendemain mais elle était déjà morte de trouille. Et si elle s'était trompée de train ? Si elle se perdait ? Si on ne l'acceptait pas à l'hôtel ? Si elle s'était trompé de jour ? Si en fait il ne payait rien du tout ? Si sa mère changeait brusquement d'avis ? Lucile sourit à cette dernière question. Quoi que puissent dire ses parents, de toute façon c'était trop tard, elle était là, avec toutes ses économies, et elle comptait bien y rester !

Quand elle arriva à Paris, un taxis lui avait été réservé qui la conduisit directement à son hôtel. Une fois sur place, tout fut pris en charge et elle n'eut qu'à se laisser faire. Fabi l'appela le soir même, il était dans le tourbus et venait de passer la frontière franco-allemande. Il passait son temps à tourner en rond en faisant le plus de choses possibles, escomptant ainsi que le temps passe plus vite.

~~¤~~¤~~

Fabi était tellement excité qu'il dû prendre des somnifères pour dormir. Il ne se réveilla donc qu'aux alentours de midi le lendemain, soit quatre heures avant d'arriver à Paris. Il se prépara le plus lentement et le plus consciencieusement possible avant de recommencer à tourner en rond et de taper sur les nerfs des autres. C'est quatre petites heures furent parmi les plus longues de sa vie. Une fois arrivé dans la capitale, le pauvre ne tenait plus en place et les autres se soutenaient mutuellement pour s'empêcher de l'étrangler. Il jura en voyant la nuée de fans qui attendait devant l'hôtel. Son frère lui lança un regard narquois qu'il ne remarqua même pas. Il se força donc à descendre du bus en souriant et à signer des autographes, prendre des photos, parler avec les fans, aussi longtemps que ses nerfs et la politesse le lui permettaient. Puis il fila à l'intérieur et la chercha du regard.
- Tu crois vraiment qu'elle est ici ? Se moqua Mäx. À la vue des fans et des photographes ?
Fabi lui lança un bref regard noir et alla immédiatement demander son numéro de chambre à la réceptionniste. Il courut ensuite jusqu'au premier étage pendant que ses gardes du corps empêchaient les journalistes de le suivre. La première chose qu'il entendit fut le rire de Marion. Puis le sien. Il s'immobilisa et son c½ur cessa de battre.

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 13:25

Modifié le lundi 15 décembre 2008 17:48

Chapitre 2:

Chapitre 2:
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

06/07/2009
Elle était là. Au milieu du couloir, embrassant les joues de sa cousine et riant aux éclats. Fabi n'arrivait pas à en croire ses yeux. Enfin, après 6 mois d'attente plus que douloureuse, elle était là, devant lui. Soudain elle se tourna dans sa direction et son visage s'illumina.

- FAB' !!!!! Hurla-t-elle en se précipitant sur lui.
Il eut à peine le temps d'ouvrir les bras qu'elle lui sautait dessus, le faisant presque tomber à la renverse. Le c½ur du batteur en fut à deux doigts de l'explosion. Il la serra contre lui, l'étranglant presque, mais la jeune fille ne s'en plaignit pas, bien au contraire. Il enfouit la tête dans son cou, inhalant à pleins poumons cette odeur qui lui avait tellement manqué, alors qu'elle s'agrippait à lui, des larmes de bonheur tombant sur ses joues. Elle l'écarta ensuite pour l'embrasser avec une avidité non retenue et Fabi lui rendit aussitôt son baiser de la même manière. Ils tentèrent tout de même, vainement, de garder un semblant de conversation:

- Ça va ? T'as... bien dor... mis ? C'tait pas... trop long ?
- Si... trop long...

La conversation s'arrêta là alors que derrière eux, Marion explosait de rire et leur ouvrait la porte de leur chambre. Ils s'y engouffrèrent sans hésiter et se jetèrent sur le lit.
Fabi se sentait revivre. Lucile avait enfouit une main dans ses cheveux et l'autre agrippait sa nuque. Comme avant, il séchait à nouveau ses larmes par des baisers brûlants, lui murmurant des mots doux pour la réconforter et la calmer.

- Calme-toi ma chérie, je suis là maintenant, ça va aller, chuuuuuuuuuuut [XD], respire ma belle...
Elle eut un léger sanglot et le serra plus fort contre elle. Il inspira profondément, s'imprégnant de son odeur.
- Tu m'as tellement manqué, chuchota-t-il en l'embrassant dans le cou.
Elle sourit, au comble du bonheur, puis poussa un juron en sentant son portable vibrer dans sa poche. Sa mère. Fabi ne put retenir un léger rire quand elle décrocha, mais n'arrêta pas ses baisers pour autant, trop avide de s'imprégner d'elle.

- Allô Lucile ?
- Ou...
- C'est Maman !
- Ah ben...
- Ça va ? T'as fait bon voyage ? T'es bien arrivée ? Tes amis sont là ? Ils sont gentils avec toi ? Comment va ta cousine ? Tu sais où dormir ? Tu fais pas de cochonneries avec ce garçon hein ? Et t'as...
- Maman, je vais bien...

Lucile tentait difficilement de ne pas perdre pied, malgré la bouche et les mains de Fabi sur son visage, son cou, ses épaules. Mais il ne la déshabilla pas, se doutant qu'elle ne serait sans doute toujours pas prête.

- Qu'est-ce qui t'arrive mon lapin ? T'as une voix bizarre, t'es sûre que ça va ?
- Un peu fatiguée,
mentit-t-elle.
Fabi retint un nouveau rire.
- M... Maman, 'faut que j'te laisse là, j'ai... un truc à faire !
- Mais ça peut pas attendre ?
- Non, ça peut pas !

Elle raccrocha rapidement et envoya valser le portable au loin pour ensuite attirer le batteur jusqu'à son visage. Des frissons parcouraient son corps et son c½ur battait à plein régime. Ça faisait des lustres qu'elle n'avait plus ressentis de sensations aussi fortes ! À cet instant elle aurait été absolument incapable de s'écarter de lui, à moins qu'on la tue sur le champ peut-être ?

- Fabi... j'veux plus qu'on s'sépare, balbutia-t-elle d'une voix que les pleurs rendaient tremblante.
- Moi non plus, répondit-il sur le même ton. Plus jamais !
- Fab'... j'sais que tu... voudrais qu'on... qu'on aille plus loin mais...

Il la coupa d'un long baiser.
- Je sais, lui chuchota-t-il. Ne t'en fais pas, n'y pense pas, pour l'instant je veux juste te retrouver.
Elle hocha la tête et se serra plus fort contre lui, lui répétant qu'elle l'aimait. Soudain la porte s'ouvrit en grand et ils sursautèrent tous les deux. Johannes entra dans la pièce, un grand sourire aux lèvres.

- Lucile ! S'écria-t-il. Comment tu vas ?
- MAIS JO PUTAIN CASSES-TOI BORDEL !
Hurla Fabi avant de se lever d'un bond pour le jeter dehors sans ménagement.
- Mais Fabi...
- DÉGAGES, J'AI DIS !

Sur ce, il lui claqua la porte au nez, la fermant à clef au passage, puis se glissa à nouveau près de Lucile. Il lui caressa la joue avec une infinie tendresse, le regard brillant. Elle lui rendit amoureusement ses caresses, l'embrassant à l'occasion.

- Il est vraiment chiant Jo.
Elle sourit et laissa échapper un léger rire. Il souriant à son tour, s'imprégnant des formes de la jeune fille, tentant de les graver dans son esprit, de peur qu'elle disparaisse. Il avait l'impression qu'il était en plein milieu d'un rêve et qu'il se réveillerait d'une minute à l'autre, seul dans la chambre à Dillingen. Il colla son front à celui de Lucile et ferma les yeux.

- Tu sais, chuchota-t-il. Être séparé de toi ça fait... mal. Très mal.
- Je sais,
répondit-elle.
Il lui était inconcevable qu'elle puisse avoir souffert autant que lui. quand il l'avait vue pour la dernière fois, à la gare, il avait eut l'impression que son c½ur lui était arraché de la poitrine pour partir avec elle alors que lui restait en Allemagne. Il avait haït son pays, sa langue, sa culture, comme il ne s'en serait jamais cru capable, il avait adoré tout ce qui se rapportait à la France, et plus particulièrement à la Bretagne, à Rennes... à elle. Il avait beaucoup progressé en français, avec l'aide précieuse de Marion, notamment. Il avait passé des heures à la questionner sur la vie de Lucile, pour avoir des anecdotes, pour pouvoir l'imaginer, encore et encore, il avait pleuré plus en six mois qu'au cours de toute sa vie avant elle. Durant la semaine qui avait suivit son départ, il était resté prostré dans sa chambre, ne répondant plus que par monosyllabe à quelques personnes seulement. Depuis il ne se séparait jamais de l'écharpe qu'elle lui avait laissé, se ressassant encore et toujours ses souvenirs d'elle, vivant dans le passé.
Mais elle aussi avait souffert, énormément souffert. Sa s½ur avait été sa seule alliée durant ces six longs mois. Elle s'était brouillée avec ses parents de manière permanente car ils refusaient de voir à quelle point elle voulait rester là-bas, avec ses anciens amis, qui ne supportaient plus son attitude morose, avec ses professeurs, qui essayaient en vain de comprendre la raison de ses notes catastrophiques, et avec une bonne partie du reste de sa famille, car ils ne parvenaient pas à lui faire oublier Fabi. Seule sa s½ur avait été là, la soutenant jusque quand elle l'envoyait sur les roses, sans jamais la laisser tomber. Pendant ces six mois, la jeune fille n'avait été qu'une coquille vide d'esprit, de raison, de tout, excepté de douleur, de colère. Ses seuls moments de répits étaient les appels de Fabian.
C'est cette même douleur passée que chacun lisait dans les yeux de l'autre à cet instant.

- J'avais peur de plus te revoir, murmura Fabi. Peur que tu reviennes jamais.
- Moi aussi. Je ne savais pas du tout quand et même si mes parents me laisseraient repartir un jour... et finalement c'est toi qui es venu.

Il sourit.
- J'te rappelle qu'on est pas à Rennes mais à Paris.
- Peut-être, mais on est en France.
- J'ai du mal à réaliser qu'on est à nouveau ensemble, tous les deux.
- Ouais. C'est comme un rêve.

Il frotta son visage contre celui de la jeune fille et elle se serra encore un peu plus contre lui, si c'était possible. Ils s'endormirent ainsi, le visage séparé par seulement quelques centimètres de celui de l'autre, et pour la première fois depuis six longs mois, ils plongèrent dans un profond sommeil, reposant et agréable à souhait.

~~¤~~¤~~

Lucile retint un gloussement quand son petit ami grimaça en grognant légèrement. En se mordant la lèvre, elle saisit une nouvelle mèche de ses longs cheveux châtains et en frotta le bout sur la joue de Fabi. Il enfouit sa tête dans le coussin puis se tortilla pour lui tourner le dos. Mais trouvant sans doute la position inconfortable, il se retourna face à elle. Lucile regarda l'heure et se dit qu'étant donnée sa journée de la veille, mieux valait le laisser dormir encore un peu, il n'était que neuf heures trente. Elle passa donc ses bras autour de ses genoux et le regarda dormir (même si "le dévora du regard" était plus exacte), les yeux brillants et le sourire aux lèvres.
Mine de rien, il était quand même vachement musclé, se dit-elle. Son sourire s'agrandit d'autant plus quand elle pensa que ce charmant jeune homme étalé plus ou moins en étoile de mer sur son lit, torse nu devant elle, les yeux clos et le visage à tomber, avait déjà une petite amie, et que cette petite amie, c'était elle !
Elle resta longtemps ainsi sans bouger, à l'observer, son esprit fourmillant de choses et d'autres tournant toutes autour de Fabian Halbig. Elle en était arrivée à planifier une fugue afin de rester avec lui plus que le temps qui leur était imparti quand enfin il ouvrit timidement les yeux. Elle pencha la tête sur le côté et lui sourit.

- Salut, souffla-t-elle.
Pour toute réponse il lui pris la main, la tira contre lui, passa un bras autour de sa taille et referma les yeux pour ne plus bouger.

- Oô euh... Fab' ?
- Mmmh,
grogna-t-il d'une voix gutturale.
- U_U nan, rien.
Il déposa un baiser sur son épaule, un autre dans son cou et sembla se rendormir. Elle se blottit un peu plus contre lui et décida d'en faire autant. Sans y parvenir. Elle se contenta donc de rester sans bouger, les yeux clos, confortablement installée dans les bras de son amoureux enfin retrouvé. Le paradis.
Elle se rendit compte qu'elle s'était finalement assoupie quand elle remarqua que le réveil affichait à présent onze heures trente-quatre alors qu'elle ouvrait les yeux. Elle fronça les sourcils en sentant que les bras de Fabi ne l'entouraient plus. Elle frissonna et se retourna. Il n'était pas là. Elle bâilla et s'étira avec soin, retardant au maximum le moment de se lever, puis elle décida que si ça devait arriver, on viendrait la chercher. Elle s'enveloppa dans la couverture et ferma les yeux en soupirant, se sentant revenir dans son état de somnolence. Elle entendit vaguement la porte s'ouvrir et se refermer puis un poids atterrir doucement sur le lit, mais n'y prêta pas attention, déjà presque endormie. Au bout d'un moment, la sensation tenace d'être observée finit par l'emporter sur son sommeil et Lucile ouvrit la moitié d'un ½il. Elle ne sursauta même pas en discernant un visage à à peine dix centimètres du sien. Fabi sourit et lui vola un baiser (même si en l'occurrence, "voler" était un bien grand mot).

- Bien dormit ? Murmura-t-il.
Elle hocha la tête en lui rendant son sourire.
- T'as pris ta douche ?
Il rit en entendant sa voix cassée.
- Ouais. D'ailleurs j'ai un peu froid, tu m'fais une petite place ?
Il frissonna et rabattit la couverture sur lui, entourant Lucile de ses bras dans l'espoir de grappiller un peu de chaleur. Et de câlins. La jeune fille passa les siens autour du cou du batteur, ferma les yeux et inspira profondément.

- Lu, te rendors pas, chuchota Fabi.
- Pourquoi ? Marmonna-t-elle.
- Parce qu'il y a plein de trucs à faire !
- T'as quartiers libres aujourd'hui, non ?
- Si m...
- Alors on fait c'qu'on veut ! Et moi j'veux dormir, alors on dort.

Il se retint d'éclater de rire et embrassa ses cheveux.
- Tu m'as manqué, lui murmura-t-il.
Elle se resserra contre lui.
- Toi aussi, tu m'as manqué.



J'avais trop pas capté que j'avais posté qu'un chapitre xD désoley
bzoox
esiol !

# Posté le mardi 09 décembre 2008 04:58

Modifié le mercredi 25 mars 2009 11:29

!!!

JOYEUSES FÊTES À TOUTES !!!!!!!





¤~~♪~~><~~♫~~¤
esiol
{ }

# Posté le samedi 20 décembre 2008 18:12

Chapitre 3:

Chapitre 3:
LUTTONS CONTRE LES FAUTES

"Dommage que tu sois parti en France, je m'ennuie moi toute seule dans mon grand lit ;) merci pour toutes ces nuits - Adeline"

Lucile haussa un sourcil.
- Heu... Faaaaaaaab' ! Appela-t-elle sans lâcher le téléphone des yeux, interloquée.
- Moui ?
La tête du batteur émergea au-dessus d'un des rayons du magasin dans lequel ils se trouvaient.
- T'as reçu un message. C'est quoi ça ?
Il la rejoignit et regarda par-dessus son épaule en la prenant par la taille.
- Je sais pas, qu'est-ce que t'as fais ?
- Ben ça a sonné, j'ai voulu décrocher et comme en fait c'était un message il s'est affiché, désolée.

Il la regarda en haussant les sourcils.
- Tu... tu piques pas de crise ? S'étonna-t-il, perplexe.
- Non. J'ai confiance en toi, d'autant plus que c'est Adeline, donc je pense n'avoir aucune raison de m'inquiéter.
Il poussa un soupir de soulagement et embrassa sa tempe.
- Ça me rassure que tu dises ça parce que depuis que t'es partie elle passe son temps à me harceler pour que je sorte avec elle.
La jeune fille leva les yeux au ciel. Il allait falloir qu'elle se charge de ce problème.
- N'empêche qu'il va falloir que je fasse quelque chose, marmonna Fabi à cet instant. Je ne pensais pas qu'elle irait jusque là ! Si tu l'avais crue, c'te bouffonne, on se serait disputé et t'aurais plus confiance en moi, alors qu'on vient juste de se retrouver et...
Lucile le coupa d'un baiser et il se laissa faire, y répondant.
- Ça n'a pas marché, tempéra-t-elle en s'écartant. C'est l'essentiel, non ?
- Ouais,
soupira-t-il, pas soulagé pour autant.
Elle prit son visage entre ses mains et le força à la regarder. Il se perdit aussitôt dans ses yeux chocolats qu'il avait l'impression de ne pas avoir vu depuis des années.
- Qu'est-ce que t'as ? Chuchota-t-elle.
- Rien, mentit-il.
Elle arqua un sourcil.
- Fabian...
- Putain regarde ! C'est Fabiiiiiii, j'le crois trop pas !! OO' Il est carrément beauuuuuuuu !

Lucile soupira. Après tout ce n'était que la quatrième fois depuis qu'ils étaient sortis, c'est-à-dire trois heures plus tôt, qu'ils se faisaient discrètement agresser par des fans du jeune homme. Comme elle regrettait les jours paisibles de Dillingen ! Elle lança au jeune homme un regard appuyé histoire de lui faire comprendre qu'elle n'en avait pas fini avec lui et qu'elle lui ferait cracher le morceau. Deux adolescentes sans doute un peu plus jeunes qu'elle s'approchèrent et elle se composa donc un visage neutre. Généralement ils évitaient de s'afficher en public.
"Sauf à Dillingen," pensa Lucile avec amertume.
Fabi sourit de toutes ses dents et les accueillit chaleureusement, tout aussi agacé que Lucile. Par chance, elles parlaient toutes deux allemand.
"C'est déjà ça" Tenta-t-il de se rengorger.
Ou pas.
- Alors vous êtes en France pour combien de temps ? S'enquit la première, une petite rousse aux cheveux bouclés et aux yeux pétillants.
- La tournée dure deux mois, répondit le batteur. Ensuite retour au bercail, ça sera la rentrée !
Il accompagna la fin de sa phrase d'une grimace qui fit rire les deux jeunes filles alors que Lucile ne bronchait pas, énervée par la façon qu'elles avaient de se trémousser devant son petit ami. Malgré tout elle ne pouvait s'empêcher de l'admirer car jamais elle ne l'avait vu montrer de la supériorité ni du mépris envers ses fans.
La deuxième jeune fille, plus grande, avait des yeux si sombres qu'on les aurait crus noirs. Elle dévisagea longuement Lucile, de façon peu discrète et pas très amicale. Au bout d'un moment, la française commença à se sentir mal à l'aise et remua légèrement. La rousse s'en aperçu et lui donna un coup de coude dans les cotes.
- Toujours célibataires, vous trois ? Lança-t-elle soudain, parlant pour la première fois.
Lucile, Fabi et la rousse la regardèrent avec des yeux ronds.
- Ça c'est privé ! S'exclama l'allemand avec humour en reprenant contenance et en évitant de regarder Lucile. Je ne tiens pas à faire la une de tous les magasines people !
- Donc t'es pris ?
Insista-t-elle.
- Maud ! La rouspéta son amie à voix basse. En tout cas c'est gentil de pas être parti en courant ! Ajouta-t-elle amicalement à l'intention du musicien, histoire de rattraper la situation. Est-ce que... on peut te prendre en photo ? Si tu veux pas c'est pas grave hein ! C'est juste que... c'est pas tous les jours qu'on peut croiser Fabian Halbig dans une boutique Bluebox [vive la pub ^^] et j'ai jamais eu la possibilité de vous voir en concert autre que sur le DVD alors...
- Pas de problème !
S'écria Fabi. Attends, je prends ma pause de beau gosse, ajouta-t-il avec un sourire charmeur et un clin d'½il à l'intention de Lucile, qui ne put se retenir de rire. Lulu, il est où le miroir ?
- Derrière toi, boulet,
pouffa-t-elle.
Il se retourna.
- Ah !
Il décocha à son reflet un sourire ravageur.
- C'est bon, j'suis prêt.
Les deux filles se mirent de part et d'autre de lui et Lucile se proposa pour les photographier.
- Tu sais tu peux venir dessus, si tu veux, proposa gentiment la rousse.
Lucile secoua la tête en souriant.
- C'est gentil mais non, la star c'est pas moi, c'est l'autre clown, là !
Fabi grimaça.
- Sympa, marmonna-t-il en essayant de retenir son sourire.
- Toujours ! Répondit-elle faussement hautaine.
Elle prit quelques photos et comme les fans semblaient vouloir continuer à discuter, elle décida que leur laisser un peu d'intimité avec leur idole leur ferait sans doute vraiment plaisir. Avec un clin d'½il à l'intention de son petit ami, elle s'éloigna donc vers d'autres rayons. Mais lui n'était pas prêt à la lâcher, d'ailleurs il n'en avait pas envie. Sentant donc que la discussion allait s'éterniser, il y mis fin dès que possible.
- Les filles, murmura-t-il. Je suis vraiment désolé, mais ça fait six mois que j'ai pas vu la fille qui vient de partir, or elle m'a beaucoup manqué et je ne sais pas pour combien de temps encore je la verrais donc...
- Oh, bien sûr !
S'exclama la rousse, Caroline. On est désolées de t'avoir dérangé ! Merci pour les photos !
- Y a pas de mal, ça me fait vraiment plaisir ! Je serais bien resté papoter mais Lucile...
- C'est ta copine ?
Demanda Maud, plus insistante encore.
- Arrête Maud, ça t'regarde pas !
Mais elle ne semblait pas prête à lâcher l'affaire. Le blond soupira et se gratta l'arrière du crâne.
- Je...
S'il disait non, Lucile le prendrait sûrement mal, étant donné que ça faisait quand même un an et demie qu'ils étaient ensemble. Mais s'il disait oui, il se retrouverait avec toute la presse à scandale européenne sur le dos.
- On dira rien ! Assura Caroline, ayant deviné la réponse.
- Je tiens beaucoup à elle, se justifia-t-il à voix basse avec des accents implorant. J'ai tellement peur de la perdre ! Si la presse me poursuit elle ne le supportera peut-être pas, et si elle me quitte, c'est moi qui ne vais pas le supporter...
- On ne dira rien ! Répéta-t-elle d'une voix décidée. Hein Maud ?
L'autre hocha vaguement la tête.
- C'est vraiment très important pour moi, tenta le jeune homme.
- Caro a raison, on ne va rien dire.
Il poussa un soupir de soulagement et les remercia chaleureusement. Puis elle s'en allèrent et il retourna rejoindre Lucile. Son c½ur battit plus fort quand il la pris par la taille et déposa un baiser sur sa joue. Même pendant ces quelques minutes, elle avait réussi à lui manquer. Il n'était pas très résistant.
- T'en as mis du temps ! Râla-t-elle, faussement vexée.
- Désolé, marmonna-t-il.
Il la fit pivoter et l'embrassa doucement en essayant (sans succès) de masquer une certaine avidité.
- Fais gaffe qu'on soit pas surpris par un paparazzi qui bosse pour Closer et qui publie sur Internet ! Se moqua-t-elle.
Il rit mais se retourna néanmoins pour vérifier, se contenant de lui tenir la main.
- J'vais essayer les fringues que j'me suis trouvé pendant que tu papotais, déclara-t-elle en s'écartant, vexée.
- Tu me montreras ? S'enquit-il avec espoir, sans avoir remarqué son trouble.
Elle se mordit la langue pour ne pas être agressive (décidément, avoir ses règles n'était vraiment pas facile) et se contenta de hocher la tête pour ensuite s'engouffrer dans une des cabines libres. Une fois à l'intérieur, elle se laissa glisser au sol, se prit la tête entre les mains et se força à respirer lentement. Quelque chose clochait. Elle avait l'impression que le Fabi qu'elle avait quitté n'était pas le même que celui qu'elle venait de retrouver. Il était plus méfiant, différent.
"Nous ne sommes plus à Dillingen, c'est normal qu'il soit méfiant, se rassura-t-elle. Et puis on ne s'est retrouvé qu'hier après six mois de séparation..."
Son c½ur se serra à cette pensée et une idée sombre s'insinua dans son esprit. Et si cette séparation forcée avait finalement eut raison d'eux ? Et s'ils ne retrouvaient jamais cette proximité qu'ils avaient avant ? Elle l'aimait toujours, mais lui ? Et si pendant son absence une autre avait pris sa place ?
Non ! Elle était la seule, il le lui avait assez répété comme ça ! Elle se remémora leurs retrouvailles et sourit. Oui, elle était la seule, et il l'aimait toujours autant.
- T'as bientôt fini Lu ?
Elle sursauta et se redressa brusquement puis s'empressa d'enfiler les vêtements qu'elle avait choisit.
- Euh... presque !
Elle tira ensuite le rideau et rougit quand le batteur la détailla longuement, les yeux pétillants.
- La jupe est peut-être un peu courte, murmura-t-elle en tentant de la faire redescendre.
- Moi j'trouve pas, au contraire ! Répondit Fabi, plus pour lui que pour elle. Tu devrais la prendre.
Lucile leva les yeux au ciel.
- C'est ça, et vider mon porte-monnaie en une seule fois ! On est à Paris j'te rappelle, elle est beaucoup trop chère pour moi.
- Tu t'en fous, c'est moi qui paye !
- Pardon ??
S'exclama-t-elle, les yeux ronds.
Il sourit modestement et haussa les épaules.
- Ouais mais bon là quand même... elle coûte quarante euros, insista-t-elle, encore plus gênée.
- Écoutes ça fait six mois qu'on s'est pas vus, j'ai bien le droit de te faire plaisir, t'es quand même venue jusqu'ici rien que pour moi ! Et puis si ça t'embête on va dire que je l'achète pour moi, ok ?
La jeune fille pouffa et finit par accepter et Fabi argumenta que de toute façon c'était lui la star, donc c'était lui qui décidait, et c'était son argent, il en faisait ce qu'il voulait ! Ils sortirent côte à côte du magasin, Fabi se proposant pour porter son sac, et ils continuèrent à se promener dans Paris, seuls pour la première fois depuis bien trop longtemps.



* heheh ^^' désolée pour le retard...

# Posté le samedi 03 janvier 2009 15:18

Modifié le mercredi 25 mars 2009 12:08